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8 articles avec livres

Dermot Bolger - Toute la famille sur la jetée du Paradis

Publié le par Bernard K

Ce que dit l’éditeur :

Sur l’auteur :

« Né en 1959, Dermot Bolger est issu de la classe ouvrière du faubourg dublinois de Flinglas. Il se consacre à l’écriture depuis 1984. Il a su soutenir et encourager toute une génération d’écrivains irlandais. Un grand nombre de ses ouvrages a été traduit en français. »

 

Sur le livre

« Irlande 1915. La famille Goold Verschoyle vit au rythme de l’aristocratie protestante irlandaise : le manoir familial qu’elle possède dans le comté de Donegal est le théâtre des jours heureux et paisibles. Mais l’Europe gronde et ne tardera pas à disperser les uns et les autres sur les routes du chaos. Montée des conflits sociaux et guerre fratricide en Irlande pour certains, idéologie communiste ou Espagne franquiste pour d’autres : tous devront affronter l’enfer de ce siècle dans l’espoir de retrouver le paradis perdu de leur enfance.

En s’inspirant d’une histoire réelle, Dermot Bolger dresse le portrait d’hommes et de femmes unis par une mémoire commune : les souvenirs d’une époque disparue. Avec la virtuosité d’un conteur, il nous livre le récit d’une famille prise dans la tourmente de l’Histoire. »

 

Extrait :

« Mrs Ffrench traversa la pelouse devant Bruckless House et arriva sur l’allée de gravier qui menait à la petite jetée. Des années plus tôt, au cours d’un pique-nique où la famille Goold Verschoyle s’était demandé s’il fallait l’appeler la jetée des Bruckless ou la jetée de Mrs Ffrench, Eva avait insisté pour qu’en fait on lui donne le nom de jetée du Paradis parce que c’était vraiment un paradis. »

 

Hélas le paradis en cette première partie du XXème siècle disparait bien vite. L’action du roman se situe entre 1915 et 1946. C’est l’une des pires périodes de l’Histoire du Monde. Une période d’Enfer.

 

Nous suivons la famille Goold Verschoyle et en particulier trois des enfants Eva, Art et Brendan. Une famille qui traverse la terrible histoire de l’Irlande et de ses conflits complexes pour nous, les conflits entre Catholiques et Protestants, entre Irlandais et Anglais, mais également les conflits internes entre les différents mouvements et composantes de L’IRA (Irish Republican Army) qui paraissent parfois encore plus brutaux et plus violents que les affrontements avec la Grande-Bretagne.

La montée du fascisme en Irlande qui se voudrait proche du fascisme italien, d’autant plus que le Pape ne semble pas s’opposer à Mussolini.

Cette histoire raconte le communisme stalinien, dans lequel les frères s’engagent, au point d’être totalement aveugles ou ne voulant pas en voir les horreurs en Russie bien sûr, mais également pendant la guerre d’Espagne.

On ne peut qu’être choqué par ce comportement, mais en même temps on se dit que nous voyons cette période avec le recul de l’Histoire et les lectures des livres d’Alexandre Soljenitsyne.

Adaptée d’une histoire réelle, l’auteur s’attache au personnage d’Eva. Une femme qu’il a rencontré at qui lui a raconté l’histoire de sa famille. Dans le roman la jeune femme, personnage principal, est quelqu’un d’attachant. Qui voudrait que sa famille se retrouve sur la jetée. Qui pense à ce qui aurait pu se passer si elle avait dit oui à son premier amour. A la fois hors de son temps et dans son temps.

J’ai adoré ce roman. Un roman intense. Un livre que j’ai lu facilement. Bien traduit semble-t-il. Ou se mêle donc les petites histoires de cette famille et la grand Histoire du XXème siècle.

Je ne connaissais pas ce romancier, et je ne me souviens plus comment j’ai découvert ce livre. Un article peut-être. Ce livre m’a donné envie de lire d’autres romans de cet écrivain.

Dermot Bolger - Toute la famille sur la jetée du Paradis

Trad. de l'anglais (Irlande) par Bernard Hœpffner

Avec la collaboration de Catherine Goffaux

672 pages

Collection Folio (n° 5033), Gallimard

Publié dans LIVRES

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LIVRES

Publié le par Bernard K

Jean-Luc BANNALEC - Un été à Pont-Aven

 

Ce que dit l’éditeur :

Sur l’auteur :

« Jean-Luc Bannalec est le pseudonyme d’un écrivain allemand qui a trouvé sa seconde patrie dans le Finistère sud. Après Un été à Pont-Aven (2014), il écrit la suite des aventures du commissaire Dupin dans Étrange printemps aux Glénan (2015) puis Les Marais sanglants de Guérande (2016).

Tous ses romans ont paru aux Presses de la Cité. »

 

Sur le livre :

« Alors que le commissaire Dupin, auparavant rattaché à Paris, goûte avec joie aux plaisirs de sa vie finistérienne, il est confronté à l’assassinat du propriétaire du célèbre hôtel-restaurant de Pont-Aven, le Central.

La saison est sur le point de s’ouvrir, et le commissaire va devoir se dépatouiller avec un crime qui le laisse perplexe. Heureusement, il peut compter sur l’appui d’une jeune experte en art. Car tout, ici, se rapporte à Gauguin. Le Central, le meurtre, la vérité. Et le célèbre peintre, à défaut de pouvoir être l’accusé, n’est peut-être pas non plus totalement innocent…

 

« Un pol’art en pays bigouden. » Femme actuelle

« Roman policier, roman de voyage, voire guide touristique, les aventures du commissaire Dupin sentent le sel marin, la houle et le café. »Ouest France »

 

 

J’avais vu il y quelques temps un reportage sur le téléfilm tourné à Concarneau pour la télévision allemande sur les enquêtes d’un commissaire de police français Dupin adapté des romans de Jean-Luc Bannalec. Ce nom bien breton est en fait le pseudonyme d’un écrivain…allemand Jörg Bong. La série télé est un succès en Allemagne à tel point que les Allemands viennent visiter la ville de Concarneau dans le Finistère là-bas tout au bout du monde, célèbre pour sa Ville-Close.

Le site officiel tu tourisme en Bretagne propose dans sa version en langue allemande un «Auf den Spuren Kommissar Dupin » que l’on pourrait traduire par « sur les pas du commissaire Dupin ».

Donc pour quelqu’un qui comme moi à des origines bretonnes et finistérienne quoi de plus tentant que d’acheter un de ces romans.

L’action de ce roman policier se passe donc de nos jours au début de l’été à Pont-Aven. Découverte par hasard par les peintres américains venu étudier en Europe et en France dans la deuxième partie du 19ème siècle, la petite ville fut à partir de 1886 la cité des peintres en particulier grâce à Paul Gauguin, Emile Bernard et Paul Sérusier.

Le roman évoque bien sûr ces peintres de ce qui ensuite fut nommée l’Ecole de Pont-Aven. Ainsi que des auberges qui accueillirent ces peintres.

Jean-Luc Bannalec décrit les alentours de Pont-Aven comme un endroit presque paradisiaque. Un endroit où on a envie de vivre au bord de l’Aven, où tout au moins passer ses vacances. Est-ce cela qui a plu aux Allemands ?

Sans vouloir dévoiler l’intrigue, on est loin de ces psycho-tueurs, de ces descriptions gores des un cadavres, des longues pages sur l’autopsie.

Un petit roman de détente agréable à lire sans se prendre la tête. Et après tout que demande-t-on parfois de plus à un livre ?

Jean-Luc Bannalec - Un été à Pont-Aven

Traduit par : Amélie de MAUPEOU

360 pages

Pocket

 

 

 

 

 

 

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Livre : Ann Granger - Un intérêt particulier pour les morts

Publié le par Bernard K

Ce que dit l’éditeur :

Sur l’auteur :

« Ann Granger est un auteur de romans policiers et historiques très prolifique, avec plus de trente romans parus en Angleterre. Elle a rencontré un franc succès international avec sa série « Lizzie Martin », qui compte déjà quatre volumes. Un intérêt particulier pour les morts est le premier opus de cette série à paraître en France. Ann Granger a travaillé dans les ambassades britanniques de nombreux pays, dont la République tchèque, la Zambie et l’Allemagne. Elle vit désormais dans l’Oxfordshire. »

Sur le livre :

« Londres, 1864. Lizzie Martin accepte un emploi auprès d’une riche veuve dont la précédente dame de compagnie s’est enfuie avec un inconnu. Mais quand le corps de la jeune fille est retrouvé dans le chantier de la gare St Pancras, Lizzie décide de mener sa propre enquête. Elle pourra compter sur l’aide d’un ami d’enfance devenu inspecteur, Benjamin Ross, pour découvrir la vérité sur la mort de cette femme… dont le sort semble étroitement lié au sien.

« Cette auteure chevronnée connaît parfaitement la période et la restitue avec tout le charme de la morale et des manies victoriennes. »Kirkus Reviews

« Un sens aigu de l’humour à l’anglaise et une oreille douée pour les dialogues. »The Times »

 

J’avais lu un article sur ce roman policier dans un des blogs consacrés aux livres. Aimant les romans historiques et les romans policiers historiques, je l’ai donc acheté.

 

J’ai été un peu déçu par le livre. Sans être désagréable à lire. L’enquête est très classique. Très classique, la description de la ville de Londres en évolution où les taudis sont remplacés par des gares, l’Angleterre entrant dans la fameuse ère industrielle. Même le célèbre brouillard londonien arrive à point nommé. On s’attend à voir apparaître Jack l’Eventreur et Charles Dickens.

 

Vite lu, et je pense sera assez vite oublié.

 

Quant à l’évolution des personnages principaux, c’est-à-dire Lizzie Martin et Benjamin Ross, elle est facile à deviner. Et sans avoir lu les quatrièmes de couverture des romans suivants.

Je ne suis pas sûr d’acheter la suite.

 

 

Ann Granger - Un intérêt particulier pour les morts

Traduit par : Delphine Rivet

384 pages

Grands Détectives -10/18

 

 

 

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20 questions sur moi les livres et la lecture

Publié le par Bernard K

1 / Plutôt corne ou marque-page ?

Marque-page. J’utilise des cartes postales ramenées de mes vacances, ou que des amis, des amies, des collègues me ramènent de leurs vacances. J’achète les cartes du musée et des expositions du Louvre ou d’autres endroits.

Donc aucune page des livres n’est cornée. Je considère cela comme un manque de respect pour le livre. Aucun livre chez moi n’est abimé. Sauf un… Dune de Frank Herbert. Il était dans l’édition argenté chez Robert Laffont Mais peut-être était-il mal collé. Quel désespoir le jour où il est devenu inutilisable. J’en ai racheté un autre plus solide. Mais il est resté longtemps dans la bibliothèque.

 

2 / As-tu déjà reçu un livre en cadeau ?

Bien sûr très souvent. Ceux qui m’offrent des cadeaux me connaissent donc savent mon gout pour la lecture. Bien sûr ils peuvent tomber à côté. Mais ce n’est pas grave. Le plaisir d’offrir pour eux et pour moi celui de recevoir.

 

3 / Lis-tu dans ton bain ?

Non. D’ailleurs je préfère les douches.

 

4 / As-tu déjà pensé à écrire un livre ?

J’ai même essayé. Mais il y a en a tant d’autres qui font cela mieux que moi.

 

5 / Que penses-tu des séries à plusieurs tomes ?

A condition que ce soit des histoires différentes. Comme la série des Nicolas Le Floch. J’apprécie de retrouver des personnages qui deviennent comme des amis. Mais je n’aime pas des « à suivre….». Je ne suis pas allé jusqu’au bout du « Trône de Fer », j’avais l’impression que l’auteur (George R. R. Martin) tirait à la ligne. Cela devenait trop long.

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Ma PAL

Publié le par Bernard K

Un petit ajout à ma PAL.

Ma PAL

Elena Ferrante                          L’Amie prodigieuse

Yuval Noah Harari                     Sapiens, une brève Histoire de l'Humanité

Laurent Binet                             La Septième Fonction du Langage

Donna Tartt                                Le Chardonneret

Ann Granger                               Un Intérêt particulier pour les Morts

Thierry Maugenest                    La Septième Nuit de Venise

Donna Leon                                Brunetti entre les lignes

R. J. Ellory                                    Les Assassins

Publié dans LIVRES

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La LAL et la PAL

Publié le par Bernard K

Pour ceux qui aiment lire, pour ceux qui lisent beaucoup il y a deux choses importantes : la LAL et la PAL. Deux choses totalement différentes.

La LAL : c’est la Liste à Lire. Cette liste est faite de livres dont on a lu des articles parus dans les blogs, dans des articles de journaux ou de revues ; ce sont des livres dont on a entendu parler dans les émissions littéraires (en fait à la télé il n’y en a qu’une « La Grande Librairie » de François Busnel sur la Cinq) ; ce sont les livres du moment tel le roman d’Elena Ferrante.

La LAL est une liste d’envie.

Et il y a la PAL : la Pile à Lire. Ce sont les livres que l’on a acheté, et qui ne correspondent pas toujours à la LAL. Des livres achetés sur un coup de cœur, en regardant la couverture, en lisant la 4ème de couverture ; achetés chez le libraire, dans un supermarché, chez un bouquiniste. Cette PAL vous la retrouvez dans presque tous les blogs de lectrices et lecteurs. Presque tous en parlent, en font l’énumération, la prennent en photos. Cette PAL c’est le démon de la lectrice ou du lecteur. « Voilà qui ne va pas arranger ma PAL ».

Mais si nous n’avons pas notre PAL nous sommes malheureux. Elle est là sur notre table de nuit, nous avons besoin de savoir qu’elle est là, à côté de nous.

Cette Pile à Lire cela fait très longtemps que je la pratique. Je n’en avais jamais parlé et un jour j’entends quelqu’une évoquer la pile à lire de son mari très grand lecteur. Les symptômes qu’elle décrivait étaient les mêmes que les miens, j’ai compris ce jour-là que nous devions être nombreux à avoir la même « maladie » de la lecture. Plus tard, bien plus tard les blogs me l’ont confirmé.

Les livres qui sont dans cette PAL ne seront peut-être pas lu tout de suite, dans les prochains jours, dans les prochaines semaines, mais ils sont là et c’est cela qui est important.

De temps à autre je la prends, je regarde les livres ; je lis les quatrièmes de couvertures, quatrième de couverture que j’ai déjà lu ; je lis la première page ou uniquement la première phrase. Cela peut se produire lorsque je viens d’achever un livre, à la recherche d’un nouveau à lire, mais cela peut-être comme çà, parce que j’en ai besoin.

Textes © Bernard K. Project

Publié dans LIVRES

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« Les Rois Maudits »

Publié le par Bernard K

« Les Rois Maudits » est une série de sept romans historiques écrit par Maurice Druon entre 1955 et 1960 pour les six premiers tomes et en 1977 pour le septième tome. L’action du premier roman commence en 1314 la dernière année du règne du roi Philippe IV dit Philippe Le Bel. Ce roi (capétien en ligne directe) a trois fils : Louis (qui sera roi de France sous le nom de Louis X, dit Louis le Hutin, c'est-à-dire « l'entêté »), Philippe, comte de Poitiers (qui sera roi de France sous le nom de Philippe V1, dit « Philippe le Long »), Charles (qui deviendra roi de France sous le nom de Charles IV, dit « Charles le Bel ») et une fille Isabelle (Isabelle de France mariée à Édouard II, roi d’Angleterre et mère d’Edouard qui deviendra Edouard III roi d’Angleterre et Duc d’Aquitaine).

Les romans reposent sur des faits historiques réels, la mort à peu de temps d’intervalle de quatre rois de France (quatre rois en quatorze années, et la fin de des capétiens directs) et d’un pape.

Voici le prologue :

« Au début du quatorzième siècle,

Philippe IV, roi d’une beauté légendaire, régnait sur la France en maître absolu. Il avait vaincu l’orgueil guerrier des grands barons, vaincu les Flamands révoltés, vaincu l’Anglais en Aquitaine, vaincu même la Papauté qu’il avait installée de force en Avignon. Les Parlements étaient à ses ordres et les conciles à sa solde.

Trois fils majeurs assuraient sa descendance. Sa fille était mariée au roi Edouard II d’Angleterre. Il comptait six autres rois parmi ses vassaux, et le réseau de ses alliances s’étendait jusqu’à la Russie.

Aucune richesse n’échappait à sa main. Il avait tour à tour taxé les biens de l’Église, spolié les Juifs, frappé les compagnies de banquiers lombards. Pour faire face aux besoins du Trésor, il pratiquait l’altération des monnaies. Du jour au lendemain, l’or pesait moins lourd et valait plus cher. Les impôts étaient écrasants ; la police foisonnait. Les crises économiques engendraient ruines et pénuries qui, elles-mêmes, engendraient des émeutes étouffées dans le sang. Les révoltes s’achevaient aux fourches des gibets. Tout devait s’incliner, plier ou rompre devant l’autorité royale.

Mais l’idée nationale logeait dans la tête de ce prince calme et cruel pour qui la raison d’État dominait toutes les autres. Sous son règne, la France était grande et les Français malheureux.

Un seul pouvoir avait osé lui tenir tête : l’Ordre souverain des chevaliers du Temple. Cette colossale organisation, à la fois militaire, religieuse et financière, devait aux croisades, dont elle était issue, sa gloire et sa richesse.

L’indépendance des Templiers inquiétait Philippe le Bel, en même temps que leurs biens immenses excitaient sa convoitise. Il monta contre eux le plus vaste procès dont l’Histoire ait gardé le souvenir, puisque ce procès pesa sur près de quinze mille inculpés. Toutes les infamies y furent perpétrées, et il dura sept ans.

C’est au terme de cette septième année que commence notre récit »

Maurice Druon – Les Rois Maudits – Livre 1 : le Roi de Fer (le livre de poche)

L’ordre des Templiers (je vais essayer de résumer) était un ordre militaro-monastique, de chevaliers donc de nobles, dont le but premier était la protection des pèlerins vers Jérusalem lors de la Guerre Sainte et des croisades. L’ordre fut fondé en 1120. Les Templiers suivaient les règles des moines bénédictins (règles bien sûr adaptées au genre de vie menées pour les moines chevaliers, donc à des guerriers). Les Templiers apportèrent une importante aide financière aux croisés, même aux rois. L’ordre du Temple fit et fait encore l’objet de nombres de légendes. C’est la puissance financière de l’ordre qui grandit durant ces presque deux siècles que combattit le roi Philippe Le Bel.

Pourquoi ce titre de « Rois Maudits » ? Au terme de ce long procès fait de mensonges, de faux témoignages, de tortures, d’aveux extorqués le grand maitre des Templiers Jacques de Molay est condamné au bucher et avant de mourir il crie :

« Pape Clément!... Chevalier Guillaume!... Roi Philippe!... Avant un an, je vous cite à paraître au tribunal de Dieu pour y recevoir votre juste châtiment ! Maudits ! Maudits ! Tous maudits jusqu'à la treizième génération de vos races ».

Maurice Druon – Les Rois Maudits – Livre 1 : le Roi de Fer (le livre de poche)

Jacques de Molay mourut le 18 mars 1314

Le pape Clément V est mort le 20 avril 1314. Le roi Philippe mourut le 29 novembre 1314. Son fils Louis meurt le 5 juin 1316, le fils de Louis X Jean 1er dit « Jean le Posthume » ne vécut que cinq jours, Philippe V meurt en 1322, Charles V meurt en 1328. Charles V est le dernier roi capétien en ligne direct. Le roi Philippe VI est un roi capétien de la branche cadette, de la maison de Valois. En fait le seul héritier en ligne directe de Philippe Le Bel est…. le fils d’Isabelle de France le roi d’Angleterre Edouard III. C’est bon ? Vous arrivez à suivre ? C’est ce problème de succession de Charles V qui sera l’un des prétextes de la Guerre de Cent Ans.

Maurice Druon nous plonge dans l’Histoire de France, même si elle est un peu trafiquée. Par exemple Guillaume de Nogaret (le chevalier Guillaume cité par Jacques de Molay) le garde des sceaux était mort en avril 1313. Mais rappelons ce ne sont que des romans et non pas des essais historiques. Ce sont des romans comme le sont « Les Trois Mousquetaires » ou « La Reine Margot » de Dumas.

Pour finir je vais rapidement parler de Maurice Druon (1918 – 2009) : il a reçu le prix Goncourt en 1948 pour son roman « Les Grandes Familles ». Elu en 1966 à l’Académie Française où il occupa le 30ème fauteuil, il est élu secrétaire perpétuel de l’Académie Française en 1985. Poste qu’il occupa jusqu’à sa démission en 1999. Il fut nommé Secrétaire perpétuel honoraire à partir du 1er janvier 2000. Il a été Ministre des Affaires culturelles entre 1973-1974 sous le Président Valéry Giscard d'Estaing. Il a participé à la Résistance. Il quitta la France en en 1942, et après avoir traversé clandestinement l’Espagne et le Portugal il s’engagea dans les rangs de la France Libre, à Londres. Aide de camp du général d’Astier de La Vigerie, puis attaché au bulletin « Honneur et Patrie » de Radio Londres ; avec son oncle Joseph Kessel il compose les paroles du « Chant des Partisans » en 1943. Joseph Kessel c’est le journaliste, l’aventurier, l’aviateur, le romancier, l’académicien.

Voilà !!!

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Léon Tolstoï – La Guerre et la Paix

Publié le par Bernard K

A la fin de l’année 2015, on m’a offert (« on « se reconnaitront et de nouveau je les remercie), on m’a offert donc le livre de Léon Tolstoï « La Guerre et la Paix ».

J’ai déjà lu ce roman plusieurs fois mais en livre de poche. Le livre que l’on m’a offert était dans la collection de La Pléiade chez Gallimard.

Peut-être ne connaissez-vous pas cette collection. Ce sont des livres magnifiques à la couverture en cuir souple, imprimé sur du papier bible (un papier très fin). Le seul fait d’avoir un tel livre dans les mains procure déjà une certaine satisfaction, donne un certain plaisir que l’on ne peut qu’espérer être poursuivis par la lecture.

C’est donc avec un plaisir encore plus grand que j’ai relu ce livre. Un livre qu’il est difficile à résumer. Cela se passe en Russie entre 1805 et 1820. L’une des périodes les plus importantes pour l’Histoire de l’Europe.

Petit rappel des cours d’histoire à l’école.

Napoléon s’est couronné Empereur le 2 décembre 1804. Il veut envahir l’Angleterre et a constitué l’Armée des Côtes Océanes dont le camp principal se trouve à Boulogne. Et soudain les 29 aout 1805 il tourne le dos à l’Angleterre, il fait faire un demi-tour à son armée, la transforme en Grande Armée et lui fait traverser la France d’ouest en est. Il lui fait traverser le Rhin, et la Grande Armée continue toujours vers l’est. A marche forcée, on dit que les troupes françaises faisaient 40 kilomètres par jour. Le 13 novembre 1805 elle entre dans Vienne et poursuit sa route jusqu’à ce que par un beau jour ensoleillé de décembre, un an après le sacre de l’Empereur, aille battre les armées de François II empereur d’Autriche et d’Alexandre Ier empereur (tsar) de Russie. C’était à Austerlitz (aujourd’hui Slavkov u Brna dans l’est de la République Tchèque. La bataille fut appelée la Bataille des Trois Empereurs.

Le roman commence donc en juin 1805 puis se poursuit en 1806, 1809, 1812-1813 avec la campagne de Russie la bataille de Smolensk puis celle de Borodino, la prise puis l’incendie de Moscou, la retraite la fuite éperdue de l’armée française, et le roman s’achève en 1820.

De très nombreux personnages traversent cette histoire. Les personnages historiques : Napoléon, Alexandre, Mikhaïl Koutouzov le général en chef des armées de Russie, Fédor Rostopchine le gouverneur général de Moscou (père d’une Sophie qui se mariera en France avec un certain comte de Ségur). Les personnages fictif : Pierre Bézoukhov ; le prince Andrei Bolkonsky , sa sœur Marie, et leur père le Prince Nicolas Bolkonsky ; la Princesse Hélène Kouraguine, son père Basile Kouraguine ; la famille Rostov : Comte Ilia Rostov, le père, la Comtesse Natalia Rostov, la mère, Nicolas Rostov, l’ainé des enfants, Véra Rostov, la première des filles, Natalia ou Natacha Rostov, Pétia Rostov le dernier des enfants et leur cousine Sonia. Et des dizaines d’autres personnages.

Il semble qu’il y ait deux catégories de lecteurs. Ceux qui pense que Pierre Bézoukhov est le personnage principal du roman tout en reconnaissant que Natacha Rostov pourrait elle aussi être le personnage principal et les autres, dont je fais partie qui tienne Natacha Rostov comme le personnage principal tout en reconnaissant que Pierre Bézoukhov pourrait lui être le Personnage principal.

C’est un livre dense. Dense, comme je l’écrivais par la période sur laquelle se déroule le roman, dense sur le nombre de personnages. Mais également dense car le livre fait dans la Pléiade 1620 pages ce qui peut faire peur à certains. Dense par les sujets abordés : Léon Tolstoï fait de très nombreuses réflexions personnelles en particulier sa vision sur l’Histoire, la critique historique et les historiens. Réflexions qui semblent casser le rythme de la lecture. Mais il ne faut pas s’arrêter à tout cela.

Les personnages même les moins importants ont une vie, une existence. L’étude des noblesses russes dont nombre de membres parlent mieux français que russe.

« La Guerre et la Paix » n’est pas uniquement un grand roman russe, un grand roman du XIXème siècle, c’est un grand roman de la littérature.

Lors de la dernière émission de la saison « La Grande Librairie » sur France5, l’animateur François Busnel avait réuni quelques écrivains sur le thème « Quels livres emporter pour les vacances ? Quels grands classiques lire et relire ». Le premier livre évoqué fut « La Guerre et la Paix ». Bien sûr il a y a les tenants de Tolstoï contre Dostoïevski, mais tous s’accordent pour dire l’importance de ce livre.

Si vous avez la chance de ne pas encore l’avoir lu, lisez-le. Il existe dans de nombreuses collections de poche en 2 tomes. Et si vous l’avez déjà lu, relisez-le et si vous l’avez déjà relu, relisez-le encore et encore.
 

Léon Tolstoï – La Guerre et la Paix

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